SAISON 2022

Publié le 11 novembre 2021

SAISON 2022

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MARS : Sylviane GUTIERREZ " ICHTHUS ou LES ENFANTS DE NUN " JUIN : LES ATELIERS DU JARDIN OCTOBRE : BILLGRABEN Benjamin BEGEY NOVEMBRE : Ema EYGRETEAU " GLOSSIPIUM"

Du vendredi 18 MARS au dimanche 20 MARS : vernissage le vendredi 18 mars à partir de 19 h , salle panoramique du centre culturel François Mauriac.

" ICHTHUS , ou LE PEUPLE DE NUN " Sylviane GUTIERREZ

Les œuvres interrogent le lien de l’ Humain à l’eau, source première de vie, sans laquelle nous n'existons pas. Portraits de famille : poissons imaginés ,recomposés ,humanisés : du poisson à l’humain il n’y a qu’un pas , qu’une respiration.

Nous vivons les uns et les autres le même combat : celui de la survie de l’espèce.

Il y a environ 100 millions d’années, les poissons vivaient en milieu littoral peu profond qui fût le siège des sorties de l’eau et du passage de la respiration aquatique à la respiration aérienne. L’humain est fils de Nun, il est aujourd’hui la plus puissante force évolutive sur notre planète – domestication du feu, culture des végétaux ,domestication des animaux, inventions diverses allant de la machine à vapeur à la bombe atomique. Ajoutons à cela le boom démographique constant… Pourtant l’humain fait partie de la biodiversité.

Le poisson ( Ichthus en grec , nun en araméen ) est un symbole majeur de toutes les religions : c’est dans l’eau que l’humain (re)nait, il est le repas premier et dernier, le symbole messianique et eschatologique.

L’interrelation entre les microorganismes , les plantes, les animaux et l’ humain nous oblige à penser différemment l’évolution biologique de demain : respect, partage, humilité : nous appartenons à la biodiversité, nous avons besoin des autres vivants.

Comme Jonas, l’humain refuse de voir la destruction de sa planète par son comportement irrespectueux , fuyant sa responsabilité, persuadé qu’il va échouer à la sauver : il crée son propre malheur.

( Dessins, aquarelles, gravures , installations )

Du 24 au 26 JUIN : Vernissage vendredi 24 juin à partir de 18 heures , salle panoramique du centre culturel F. Mauriac

" LES ATELIERS DU JARDIN "

Un rendez vous annuel pour découvrir les travaux des ateliers enfants, adolescents et adultes du Jardin des Asphodèles , et faire naître des vocations, des envies de partager la passion du dessin, de la peinture et des arts plastiques.

Du 7 au 9 OCTOBRE : Vernissage vendredi 7 OCTOBRE à partir de 19 heures

BILLGRABEN ( Benjamin BEGEY )

Artiste Plasticien Franco - Suisse

( CO-ORGANISATION : VILLE DE BOULIAC / LE JARDIN DES ASPHODELES )

Mes installations et performances ont comme point de départ l’utilisation de volants de badminton. Associées à l’art du Feng Shui (littéralement « vent » et « eau »), les œuvres sont construites en fonction de l’architecture et la scénographie des lieux où elles sont exposées. Elles prennent des formes à la fois animales, végétales et minérales.

Les volants de badminton sont constitués de plumes de canards et de liège. Dans un geste écologique, j’ai mis en place une boucle de récupération des volants usagés avec les clubs de Ligue de Nouvelle-Aquitaine de Badminton depuis 10 ans. C’est une forme de développement durable reconnue par les Fédérations française et suisse de badminton.

Depuis les années 2000, en parallèle à mes recherches artistiques, je travaille en tant que scénographe, décorateur, technicien et responsable technique pour des musées ( exposition Toulouse Lautrec au musée de Libourne ), galeries, théâtres et compagnies, comme à l’Académie du spectacle équestre au Château de Versailles avec Bartabas, Théâtre en miettes, Cie Marches de l’été, à l’Opéra de Bordeaux ou au Musée des arts décoratifs et du design de Bordeaux.

Du 25 au 27 NOVEMBRE : vernissage vendredi 25 à partir de 19 heures .

Ema EYGRETEAU

Ma démarche est de l’ordre de l’intime comme voyage à l’intérieur de ce temple qu’est l’organicité de notre espace corps. J’explore, je scrute, je m’engouffre dans ses failles que je souhaite révéler à l’œil nu en proposant des pièces de tailles variables. La relation que j’entretiens avec le microscopique reste le point d’appuis, pour entamer ce voyage souterrain intra organique. Ces observations donnent lieu à des modélisations détaillées. Chaque micro observations me conduit à une production qui pourrait être infinie. Je m’appuie sur ce que je vois pour construire mon propos. A l’’image d’un gant retourné, mes installations proposent cet en deçà que l’œil seul ne peut capter. Les dimensions XXL des pièces, disposées, agencées dans des espaces clos sont comme des mises en culture et prolifèrent. Véritables rhizomes cellulaires, elles se propagent, se multiplient, s’agglutinent dans le milieu de culture qui leurs sont offerts. Cette propagation s’articule dans l’espace donné aussi bien d’un point de vue formel que d’un point de vue sémantique, attaquant, questionnant l’intime. Elle convoquent ces Golems contenus dans le corps en devenir, comme dans le corps sociétal. Nées de la fibre de coton ou du bas, de cheveux, matériaux issus de la féminité, les formes polylobées, lisses ou cicatricielles racontent leur histoire, révèlent notre histoire. Dans une volonté de proposer un regard incisif, leur apparence douce, présentent une lecture feuilletée où le monstrueux est distancié par sa facture esthétisée, comme un rappel à l’ordre, une présence alerte, indice dénonçant l’acidité du propos. La mise en tension des matières approche la fragilité de l’être. Mes médiums sont multiples. Leur matérialité, leur plasticité sont guidés par le questionnement voulu. Mon travail est prolifique, généralement conçu in situ. Les pièces présentées sont étudiées pour dialoguer avec l’espace de présentations. Me laissant guider par le fil, la mine, l’objet, l’objectif, le pixel, mes pièces questionnent la posture du chercheur manipulateur de l’hybride face à l’homme. Cette démarche découle de recherches précédentes sur la peau comprise non comme surface mais comme espace. J’explore la peau en m’appuyant entre autres sur les écrits de Didier ANZIEU. La peau devient espace «peaucien», une sorte d’Etre au sein duquel peuvent s’opérer manipulations, observations, distorsions. A l’issue de quoi, je crée un laboratoire d’expérimentations plastiques. Ma recherche esthétique se tourne alors vers l’étude microscopique de la peau d’où naissent des pièces explorant l’hybridité et le clonage ouvrant ainsi sur une réflexion questionnant les enjeux de la science sur notre appréhension de la société de l’image du corps. Mes axes d’étude questionnent la singularité de chacun mis en exergue dans une société normée, tendant vers le formatage d’une société «peau-lissée», voire «policée» dans son apparence. Dans cette volonté de calibrage, je perçois implicitement la volonté de négation de la notion d’individu. Le corps devient support, étoffe de l’apparence dont il force la mise en avant. Sous elle, il tend à disparaitre. Dans mon travail, le corps dans toute son organicité s’impose avec ces différences, ses difformités. Corps mutant ou révélant son processus de mutation, monstrueusement offert, il est mis en avant, affirmant son individualité. Par une pratique prolifique, la singularité se répand à la manière d’un blob. ( Organisme unicellulaire, ni animal, ni végétal, ni champignon. dépourvu de cerveau, le blob apprend, transmet et fusionne avec ses semblables). Les installations que je propose évoquent cette prolifération hétérogène de la singularité qui tendraient à une homogéneité . Ainsi, l’anormalité ne se pourrait elle se faire norme?

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Le contenu de cet article est rédigé sous la responsabilité de Le Jardin des Asphodèles

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